Gla-
Gla : demi onomatopée franco sibérienne indiquant un froid intense.
Le thermomètre de la voiture indique -20°C depuis Lans en Vercors. On va se cailler… Sortie de la voiture, on court mettre vestes, bonnets, gants, chaussures, radiateurs, mais finalement au soleil, ça va quand même. Il faut juste bien se couvrir pour éviter de laisser passer l’air. Après quelques minutes, on peut même enlever l’anorak pour évacuer un peu la transpiration.
Il y a beaucoup de neige, et les arbres la garde. C’est en général le signe que d’autres chutes sont attendues. La montée dans la forêt se passe bien, on ne croise presque personne. Jusqu’à la Cabane Roybon, où il y a un feu de cheminée et des gens autour.
Ca donnerait presque envie d’entrer
On rejoint le bas de l’épaule toujours le long du GR. Un groupe est en train de monter dans l’entonnoir des avalanches. Ils s’espacent par sécurité, mais un autre itinéraire aurait été plus indiqué tout de même. En prenant un itinéraire plus sécurisé, nous les dépassons même, et il ne reste maintenant plus que l’épaule à gravir. Deux skieurs sont déjà en train de monter, et leur trace tire bien vers la droite sous la falaise pour éviter de rester sous la corniche du sommet.
Il y a des chamois à gauche sur la photo, mais trop loin pour les distinguer…
La montée se passe bien, bien exposée au soleil. Il faut les couteaux pour déboucher car le haut est complètement gelé. Et dès qu’on franchit l’épaule, le vent nous saisit. On retrouve immédiatement cette sensation délicieuse de doigts qui s’engourdissent et de barre sur le front pendant qu’on dépeaute et resserrons les chaussures pour la descente.
Une petite photo pour immortaliser le sud Vercors en direction des arêtes du Gerbier. Puis, on profite de la très bonne neige pour laisser nos signatures. Les deux premiers à monter sont descendus côté nord, nous sommes donc les premiers à passer sur cette neige vierge.
Elle fût pucelle
Pique-nique au soleil, puis belle descente dans des combes abritées dans les bois, avec de la poudre jusqu’aux genoux. Et enfin le dernier champ au dessus des Cochettes est un régal. Un fond dur, lisse, avec 10 à 15 cm de fraiche par-dessus. Pour un peu, on croirait savoir skier.