Rando télémark
Un petit nouveau cette fois ci, j'ai réussi à promettre de la neige de rêve à Nico le Doubiste! Du coup, il décide de franchir le pas et de venir avec nous au Pic Blanc du Galibier. Départ bien tôt car il fait toujours chaud, direction le col du Lautaret. Il y a déjà du monde sur la route, c'est le dernier chassé croisé des vacances.
Arrivé à pied d'oeuvre, on part de la voiture (skis au pieds tout de même), il est 8h17 très précisément. La marche avec les chaussures et les skis de télémark pour Nico n'est pas aussi simple qu'avec du matériel de rando, car ses fixations n'ont pas de pivot. C'est uniquement le flex de la chaussure qui permet l'articulation. Du coup, il est obligé de faire de plus petits pas car sa chaussure ne peut pas se lever autant en arrière. De la même façon, il préfère tailler la trace un peu plus droit dans la pente, étant donné qu'il fait des petites enjambées, il a un peu plus l'impression d'être sur un escalier.
Début de la combe, et déjà une belle surprise. Un bouquetin nous surveille du haut de la falaise. Il a du passer la journée là haut à dorer au soleil car nous le reverrons à la descente.
Heureusement qu'on voit les cornes pour le repérer.
Au bout d'une heure, nous rejoignons la route du col du Galibier. Il fait chaud et beau (j'ai astucieusement dissimulé une contrepèterie belge dans cette phrase) et nous montons en t-shirt.
Nico en plein effort. Un peu droit dans la pente tout de même...
Une petite pause boisson et on repart, cette fois on voit le sommet. Quelques minutes avant le col, rhabillage car le vent se lève et il ne fait plus si chaud finalement. Nico commence à sentir un peu les jambes tout de même, le pas n'est pas tout à fait naturel. En plus, ses skis sont clairement plus lourds que les nôtres, un seul de ses skis doit peser le poids de notre paire. Ses chaussures ne sont pas non plus des modèles de légèreté (ni mes blagues, mais c'est une autre histoire).
Dernière pause au col avant d'attaquer la montée de la pyramide. Je prends un peu d'avance histoire de faire les photos en pleine action.
La neige est dure, Nico préfère porter car il n'a pas de couteaux.
Arrivée au sommet à 10h58 sur la photo finish pour Nico, joli temps pour une première sortie de la saison avec un matériel assez lourd. Au final, il y prend goût à se balader chargé, car il n'enlève pas le sac pour ses photos.
Les écrins et un doubiste chargé comme une mule.
Belle vue également en direction des Aiguilles d'Arves.
Classe
Fait exceptionnel, il fait beau, chaud et il n'y a pas de vent au sommet. On peut donc manger sur place (ça doit être la première fois que ça m'arrive). Il y a même de l'herbe pour s'asseoir tellement le redoux a fait fondre le sommet. Après cette petite collation légèrement arrosée, la neige a suffisament décaillée pour aller tater la face sud-est du pic. De la vraie moquette, je n'avais donc pas menti. L'occasion d'observer le style talon levé de Nico, qui maitrise quand même bien le bougre.
Va-t-il faire une faute de carre ?
Le vent a du empêcher la neige de trop se ramollir car au final, la descente sera bonne jusqu'en bas. Arrivée skis au pieds à la voiture, fin avril, ce n'est pas si courant (on me dit dans l'oreillette que c'est la météo qui a 2 mois d'avance). Et il se pourrait même que Nico ressorte les peaux le week end prochain.